MAX & CO

De Samuel & Frédéric Guillaume
Avec les voix de Lorànt Deutsch, Sanseverino, Virginie Efira
Animation, Fr-B, 2007, 76’, VO
Cineart

Synopsis : Chez Bzz & Co, usine de tapettes à mouches, les affaires ne marchent plus très bien : il n'y a pas suffisamment de mouches! Alors que les actionnaires inquiets décident de rationaliser l'usine, un savant fou se penche sur un projet de mouches mutantes qui ne tardent pas à attaquer les habitants de la ville. Max, un jeune garçon à la recherche de son père, découvre les manipulations de Bzz & Co et, accompagné de sa nouvelle amie Félicie, il part contrer leur plan.

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Bande-annonce :

Making of :

 

Max & Co est une aventure initiée par deux jeunes réalisateurs, Samuel et Frédéric Guillaume, secondés par Benoît Dreyer, l’un de leurs camarades décidant de suivre la production exécutive de ce qui, à l’origine, ne devait être qu’un court-métrage de 20 minutes. Une aventure qui prend son envol lorsque leur chemin croise celui du producteur Robert Boner. Séduit par leur ténacité et leur enthousiasme, il s’investit dans ce projet et l’amène vers un autre univers qu’il connaît bien, celui de la fiction en engageant à des postes décisifs plusieurs personnalités phares du monde cinématographique, Renato Berta pour la photo, Jacques Comets pour le montage, Christine Dory et Emmanuel Sallinger pour le scénario ou encore Bruno Coulais pour la musique, tous excités par la perspective d’aborder pour la première fois un film d’animation et de participer pleinement au développement de ce film. Max & Co devient ainsi une grande aventure collective, exigeant de chacun une implication qui a largement dépassé le simple domaine de leurs compétences et leur a permis à tous d’aller plus loin, de pousser certaines recherches techniques ou artistiques, ces deux formes se retrouvant ici étroitement liées.

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EXPLICATIONS DE L'EQUIPE DU FILM SUR L'ORIGINE DU PROJET

Fred. à l’origine, nous avions l’embryon d’une histoire ancrée dans l’économie, ciblée sur les rapports entre un patron et ses ouvriers. Nous tenions à avoir un vrai discours sans être moralisateurs, à nous arrêter sur le monde d’aujourd’hui. Quelque temps auparavant, nous avions atterri, avec Frédéric, au cœur d’une petite ville brisée par la fermeture de son usine, tout le monde venait d’être viré. Ce sont des faits qui nous ont touchés et nous ont inspirés. C’est aussi l’époque où nous avons créé notre propre société, nous allions voir des investisseurs, nous sortions de l’artisanat pour entrer dans un monde plus industriel, ce qui nous a forcément marqués.

Benoît. J’ai été saisi par les univers de leur premier film, par ces décors de friche industrielle autour de petites villes.

Jacques Comets (monteur). Il y a une dimension sociologique et écologique très percutante. J’ai été étonné de voir que Samuel et Frédéric réussissaient à traiter ainsi un sujet aussi grave en passant par l’animation qui restait pour moi principalement liée à des sujets plus fantaisistes.

Emmanuel. Avec Christine nous étions quelque peu méfiants à l’égard de l’angle politique de cette histoire, même s’il nous intéressait, et nous avons essayé de le contourner légèrement en accentuant le côté fantasque et rocambolesque de l’histoire afin que ce ne soit pas une fable trop anti-capitaliste, nous avons essayé d’être un peu plus dur, un peu plus méchant, d’où par exemple le côté lâche des ouvriers.

Robert. Ce qui me plaisait c’était justement d’aller plus loin que les grands studios américains, de pousser le côté fable sociale et écologique, de ne pas hésiter à se montrer cynique, cinglant. J’ai été troublé par la révolte naïve des ouvriers, il y a de très beaux person- nages dans cette histoire, comme le père de Félicie, dont la maladresse est émouvante.